Le Cabinet des Voluptés...

29 mai 2014

Changement d'adresse!

Le Cabinet des Voluptés " change d'adresse. Un cabinet qui n'aura plus sa boîte aux lettres remplie de publicités, il sera plus facile à visiter 

Bonne visite! 

Laetitia Marie-Legros.

http://lecabinetdesvoluptes.blogspot.fr/

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28 mai 2014

Non à la violence!

La violence est un cadre de vie nauséabond qui emprisonne la toile, vole l' identité du portrait, massacre ses couleurs naturelles. Aidez l'oeuvre fragilisée à retrouver ses expressions d'origine, libérez-la du cadre!

LM

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17 octobre 2013

Amarrer sous la brise

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    Mon coeur se noie dans une triste solitude.
    Du Vague à l'âme à l'océan du mal,
    Montent les larmes de la belle incertitude.
    Recouvrant ma gorge d'un manteau de sable.


    Où sont tes voiles qui m'invitaient au voyage?
    Je ne vois que l'horizon funèbre d'un passé.
    Pourquoi les nuages m'oublient sur le rivage?
    Petite barque de papier a chaviré.


    J'attends que se dévoile l'Eole du temps.
    Tu te glisses dans l'écume de mes souvenirs.
    Et j'imprime ton prénom au souffle du vent
    Dans l'ultime espoir de te voir revenir.


    Ne laisse pas la mer effacer la trace
    De nos amours, de nos partages assoiffés
    Entre deux dunes, la passion savait faire face
    Jusqu'à ce qu'elle dérive vers l'île des échoués.

     

    Roxanne Du Lac

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04 septembre 2013

Entretien avec des papillons de nuit

 

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Quel est l'intérêt de vivre la nuit si vous êtes autant attirés par la lumière ? 
Je peux comprendre que la Lune soit votre repère, mais de là, à la confondre avec les phares de ma voiture, non mais sans blague, faut pas en avoir beaucoup sous les papillotes ! 
Vous êtes nostalgiques ? Hey les potes, une boîte de nuit, venez, on va danser la chenille ! 
Splach, allez, vas-y, c'est en bande que ça s'éclate sur le dancefloor ! 
Et les autres qui suivent le mouvement...
Un problème de personnalité ? 
Un petit conseil... 
Quand vous voyez vos semblables se transformer en acné sur la carrosserie, faut savoir remettre en question la cohésion sociale et dire stop! 
Respectez, je vous prie, le sens du mot papillonner : passer d'une chose à une autre sans s'y attarder ! Pour le coup, c'est raté! 
Et moi, je ne suis pas une adepte du tuning, je n'ai pas besoin de Stickers "papillon" pour décorer ma voiture ! Adaptez-vous à votre milieu et cessez donc le massacre!
Vous êtes suicidaires? Hey les mecs, je n'en peux plus de voir nos gueules ternes, ça fait une nuit qu'on brasse de l'air! Et pis, paraît que le nœud pap', c'est has been ! Plus rien à foutre, tendons nos ailes vers la lumière éternelle !
Splach, allez, vas-y, c'est en bande que ça s'éclate comme des sectaires !
La vie n'est-elle pas assez éphémère ? 

Si un jour ou une nuit, je dois me réincarner, pourvu que je ne devienne pas un papillon de nuit...

 

                                                                                                                                                                                                  Roxanne Du Lac

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24 juin 2013

Nous sommes passés du monde d'un culte au monde d'incultes.

Roxanne Du Lac

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22 mai 2013

Ce que cache mon armure de laine.

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Quelle allure ! Armure de laine et bas de pacotille. J'entasse les pulls et les couvertures sur mes vieux os qui se déchaussent. Je ressemble à une vieille déglinguée, épuisée, frigorifiée ! Je sature et je m'autocensure. 

-Vas-y, ferme les volets, je ne veux plus voir ces gredins qui n'ont rien de mieux à foutre que de mater ce que je fais ! En passant, éteins cette radio qui gerbe de la merde à longueur de journée ! Du silence, je veux du silence et des rêves plein la tête. 
Tracer des lignes imaginaires qui me conduisent vers l'infini. Voyager en solitaire et m'embarquer sur les flots de la mer dessinés à l'encre de mes chimères.

-Vas-y, ferme les volets, je ne veux plus entendre le moteur des poids lourds qui vont ravitailler le Grand Manitou de ces vauriens affamés! Et toi, passant, emprunte d'autres trottoirs, va respirer l'air pur des bois ! Ne vois-tu pas que le mien est déjà bien assez sali par le Mac à dames qui crache sur la pureté des terres fertiles ? Du silence, je veux du silence et des rêves plein la tête. Il n'a pas compris l'ouvrier. Je vais lui faire bouffer sa scie qui massacre les murs d'antan et mon système nerveux par la même occasion. 

Où en étais-je avec mes rêves ? 
Ils sont si nombreux. Ce sont des chevaux d'un autre monde qui galopent entre l'hypophyse et l’hypothalamus. Mon cerveau, c'est un hippodrome pour eux. 
Inutile d'y ajouter des obstacles de citadins "bobotisés". 
Libres, insoucieux et fabuleux, laissez-les vagabonder dans le long champ de courses folles. Peurs et frustrations sont emportées au vol et se réfugient sous leur crinière d'argent. 
Saleté de réalité qui ne veut pas disparaître ! J'aimerais devenir le cavalier sans tête et ne plus me soucier de ce poids que portent mes épaules. 

Laisse-moi sombrer dans les profondeurs de ma solitude qui m'abîme. Je préfère être emportée par la houle que par la foule. 
Tracer des lignes imaginaires qui me conduisent vers l'infini. Voyager en solitaire et m'embarquer sur les flots de la mer dessinés à l'encre de mes chimères. 
Fermer les yeux, me taire et faire le tour de ma Terre.
 
                                             Roxanne Du Lac

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11 mai 2013

Le monde de Némo en moins beau.

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Je vous salis Mère indigne
sans valeur.
La haine est en vous.
Entre toutes les femmes, vous êtes la souillure
Et l'enfant, le fruit de vos entrailles est puni

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Pauvre pécheur né des bas-fonds, tout s'est joué à un accent près. 
Petit poisson sorti des eaux, ton corps frétille pour esquiver ton assassine et retrouver l'oxygène. 
Ta vie est loin de ressembler au monde de Némo.
Tu ne maîtrises pas la situation et te noies dans les eaux troubles de son éducation
Ta mère se prend pour un pêcheur et son hameçon fera de toi, un écorché vif. 
C'est fini pour toi, elle t'embarque dans la galère des maltraités. 

Petit esclave de La Défense, les gifles valsent aux Quatre Temps. 
Recroquevillé sur le sol, tu veux redevenir fœtus et retrouver la sécurité des eaux douces. Tes mains masquent ton visage pour ne pas affronter son regard et effacer de ta mémoire, son torrent de violence. 

Elle te tire par les cheveux pour te remettre à la verticale et n'oublie pas de se recoiffer, cette pétasse qui pense tenir la ligne de la bonne conduite! Ce n'est pas en pêchant et en chassant qu'on sauve la nature de l'enfant sauvage.

Les injures sortent de sa bouche d'égout et les eaux usées et malsaines de son débit véhiculent jusque dans un coin de ta cervelle. Tête baissée, tu traînes la savate et prends conscience que tu perds pied dans les profondeurs humiliantes de ta mère. 

L'avanie est une vase dont le mélange de troubles se dépose au fond de l’inconscient.

Pauvre poisson né, le pêcheur Croustibat te met la tête au carré et veut te tuer. Un dernier sourire pour finir nerveusement ce triste menu. 
Pourquoi tu ris ? demande l'abominable mère. 
Va lire Dolto, l'inculte !
Le rire n'est-il pas le meilleur accompagnement pour extérioriser ses peurs, ses angoisses et surmonter les épreuves ? 

Passant, toi qui grinces des dents et veux cesser le massacre. Tu te cognes la tête contre le bocal. Le pêcheur aime qu'on reste silencieux pour ne pas faire fuir sa prise.

 

Roxanne Du Lac

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02 mai 2013

Le temps use les souliers.

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Lacer ses souliers, parcourir des sentiers, nouer des liens, attachés l'un à l'autre, user ses semelles, marcher, trottiner, courir, route en lacets, l'attendre au virage, piétiner, les lacets sont défaits, les routes séparées, le temps passe, les aiguilles tournent, changer de chaussures, la boucle est bouclée, boucle d'une vie.

Roxanne Du Lac

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25 avril 2013

Coeur de coton

 

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Nuage suspendu dans l'atmosphère, tu ressembles à une marionnette. Qui mène les ficelles de ton destin ? 
Dieu ou crevards?
Tu virevoltes vers l'éternel horizon qui n'est pas le tien. Vas-y danse sous ton masque brumeux , montre-toi, fais le grand, fais le beau, fais le fier. Rappelle-toi que sans la lumière, tu n'es rien qu'une masse difforme. Un pendu, les jambes ballantes vers le bas monde. 
Ici-bas, ils te pointent du doigt. Qui menait les bagatelles de ton destin ? 
Pieux ou cravates ?
Ils t'enfonçaient leurs idées dans ton cœur de coton, ils t’étouffaient d'idioties et toi, tu épongeais tes rancœurs pour finalement sombrer dans l'illusion. Rappelle-toi que derrière chaque lueur d'espoir, se cache une part de dérision!
Fallait-il la craindre ? 
Se battre toute une vie pour renoncer aux racines cruelles qui te liaient aux méandres du passé et finir suspendu au fil de l'éternité à t'exploser le cœur contre un mur de nuages. 
La lune est le berceau auquel tu t'accroches la nuit. Lorsqu'elle deviendra ronde, tu connaîtras le vide une fois encore. Ne compte pas sur les étoiles ! Elles sont filantes, tu sais. 
Ton ciel s'assombrit, mais ton imagination est grande. Laisse-toi porter par le vent, prends forme sans succomber sous les tempêtes !
Tu virevoltes au-dessus des océans vers un vague à l'âme qui te donne la nausée. Crache et déverse ta haine sur ce monde impitoyable. Laisse les larmes t’envahir, la pluie fera le reste. Elle évacuera la grisaille et allégera ton cœur de coton imbibé. 
Cœur mis à nu, mets les voiles ! Derrière l'éclaircie se dissimule un paradis. Prends garde ! Dans la précipitation, tu peux te perdre. Certains nuages sont des âmes ensorcelées qui te mènent vers les ténèbres. Monte un peu plus haut, ose, oublie le cumul d'us et coutumes! Monte un peu plus haut pour rencontrer les anges. Ils te tendent les mains et t'offrent leurs ailes pour un plus bel envol.

Roxanne Du Lac

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22 avril 2013

Petit coeur Pachtwork

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Tu te retournes l'esprit et t'imposes tes dernières volontés : Stop à la cigarette avec le pouce prêt à démarrer le dernier feu, geste que tu répètes inlassablement . 
Le paquet s'épuise, tout est fermé.
Il va falloir dormir ou se défoncer à la tache. Ouais, il faut se reposer. Lever le bras pour une bouffée d'oxygène toxique, ça le fait ! Lever le poing un peu plus haut, ça devient difficile ! Fatiguée, tu ressens la douleur vive de tes muscles contractés, de tes toux acharnées, de ton souffle torturé. 
Chaque effort te rappelle qu'il souffre dans son enveloppe charnelle, ce petit cœur usé par le rythme imposé. 
Qu'est-ce qu'il a foutu ? Il s'est décousu ? Putain, c'est quoi l'aiguille qui tente de le recoudre ? 
Chaque mouvement la fait bouger et t'attire un peu plus vers le bas. Effet Patchwork aux couleurs sanguines. Il assemble les tissus de tes émotions vives, de tes angoisses. L'heure sonnera. Les douze coups de l'effroi et les derniers souvenirs de l'oeuvre d'une vie éclateront en morceaux. De bonne grâce, répare sans tuer le temps ! Que l'aiguille cesse de jouer l'alêne sur la satanée peau d'un organe bien loin d'être dur. Qu'elle cesse de tirer si fort sur le fil ! Ne voit-elle pas que ta poitrine se serre ? Que ton cœur perd l'oxygène? Petits bourrelets disgracieux qui coupent le souffle. Ouais, il faut se reposer. 
Voici le plongeon dans les eaux troubles du sommeil. Tu es en apnée. Que retiens-tu ? Ta vie ? Tes souvenirs ? Tes ressentis ? Temps suspendu, la pause est méritée. Vas-y ! Pompe une dernière fois toutes les émotions. 
Ne secouez plus le petit cœur Patchwork ! 
Il s'envole dans un dernier souffle et emporte avec lui les dernières notes d'une vie imprimées sur le tissu recousu, les cris de joie, les cris de peine. Dans chaque pli de son tissu se cachent des larmes et des sourires. 
Les battements de ton cœur ressemblent aux mécanismes d'une boîte à musique qui n'est plus assez remontée pour poursuivre sa mélodie. Adieu petit coeur Patchwork, tu es parti pour d'autres ouvrages.

                                                                                                                                                   Roxanne Du Lac

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